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L'Affaire Alaska Sanders - Joël Dicker

Le résumé de l'éditeur :

Avril 1999. Mount Pleasant, une paisible bourgade du New Hampshire, est bouleversée par un meurtre. Le corps d'une jeune femme, Alaska Sanders, est retrouvé au bord d'un lac. L'enquête est rapidement bouclée, la police obtenant les aveux du coupable et de son complice.

Onze ans plus tard, l'affaire rebondit. Le sergent Perry Gahalowood, de la police d'État du New Hampshire, persuadé d'avoir élucidé le crime à l'époque, reçoit une troublante lettre anonyme. Et s'il avait suivi une fausse piste ?

L'aide de son ami l'écrivain Marcus Goldman, qui vient de remporter un immense succès avec La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, inspiré de leur expérience commune, ne sera pas de trop pour découvrir la vérité.

Des petits extraits qui m'ont plu (nouveauté de mes articles, facile quand il s'agit d'un livre version papier que j'ai lu)  que je vous invite à lire car certains amènent à des réflexions sur la vie intéressante (ou pas d'ailleurs mais chacun y trouvera son compte...) :

  • Chaque fois qu'on évoque un souvenir et qu'on se dit "c'était bien", c'est en fait notre cerveau malade qui distille de la nostalgie pour nous persuader que ce que nous avons vécu n'a pas été vain, que nous n'avons pas perdu notre temps. Parce que perdre son temps, c'est perdre sa vie.
  • On ne rencontre pas un ami, il se révèle à nous.
  • Nous n'apprivoisons pas assez la mort. N'oublions pas qu'elle est inhérente à la vie. Il faut parler des disparus pour qu'ils restent vivants. Si, par pudeur, on évite d'évoquer leur mémoire, alors on les enterre pour de bon.
  • La grande faiblesse de la mort, c'est qu'elle ne peut venir à bout que de la matière. Elle ne peut rien contre les souvenirs et les sentiments. Au contraire, elle les ravive et les ancre en nous pour toujours, comme pour se faire pardonner en nous disant : c'est vrai, je vous enlève beaucoup, mais regardez tout ce que je vous laisse.
  • Au Danemark, on n'est pas adepte de ce genre de stupidité. Il m'avait pris à mon propre jeu : il faisait une allusion que je ne comprenais pas. Je fus obligé de demander : de quelle stupidité parlez-vous ? La stupidité de rester au bureau jusqu'à pas d'heure. Ce sont les Américains qui ont inventé ça. Prouver sa valeur au travail en restant au bureau plus tard que les autres, en envoyant des e-mails en pleine nuit et pendant le week-end. Ca n'a aucun sens. En réalité, si vous devez faire des heures supplémentaires, c'est parce que vous n'avez pas réussi à accomplir le travail demandé pendant le temps imparti et qu'il faut donc vous virer.

Mon avis :

Un super livre. Il s'agit en fait du deuxième livre d'une trilogie mais bon... tant pis car je ne le savais pas.

Un cold-case, une très belle histoire, très bien écrite avec de bons personnages. Un retour au passé très intéressant. J'ai beaucoup apprécié.

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