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Le dernier coyote - Michael Connelly

L'inspecteur Harry Bosch a été suspendu de ses fonctions. Pour réintégrer les services de la police de Los Angeles, il doit passer par la case psychothérapie et obtenir un rapport plus que positif de la psychologue.

Cela ne lui plait pas et attise sa colère envers toutes les règles qu'il aime enfreindre et qui font de lui le flic qu'il est. Il révèle alors au Dr Hinojos un secret qui le hante depuis toujours : sa mère, une prostituée, a été assassinée lorsqu'il était enfant et l'enquête menée à l'époque n'a jamais aboutie.

Il se lance alors dans une quête irréfléchie, celle de retrouver le meurtrier de sa mère, malgré l'interdiction qui le frappe.

Cette enquête se révèlera palpitante, lui fera remonter le temps, connaître sa mère, les raisons de son meurtre et restera bien sûr l'une de ses plus belles réussites. Réussite de mettre un nom sur la personne qui lui a ôté une vie merveilleuse auprès de celle qui l'aimait plus que tout mais tristesse d'apprendre tout ce passé qui le hantera le reste de sa vie...

Voici un extrait du livre qui m'a touché :

Les gens me disent parfois : "quel mal y-a-t-il, Arno ?" Ce sont des crimes sans victimes. Si un gars a envie de miser son argent ou de payer une femme pour coucher avec lui, où est le problème ? Où est la victime ? Eh bien, mes amis, je vais vous dire où est le mal, moi, et qui est la victime. Les victimes, c'est nous. Nous tous. Quand nous autorisons ce genre d'activités, quand nous nous contentons de détourner le regard, quand nous nous mettons en position de faiblesse. Tous autant que nous sommes.

Voici comment je vois les choses. Chacun des ces prétendus petits délits est comme une vitre brisée dans une maison abandonnée. Ce n'est pas bien grave, n'est-ce pas ? Erreur. Si personne ne change le carreau cassé, bientôt des gamins le voient et pensent que tout le monde s'en fiche. Alors, ils s'amusent à jeter des pierres et à briser d'autres fenêtres. Un clochard qui passe dans la rue voit la maison et se dit que tout le monde s'en fiche. Résultat, il s'installe et commence à s'introduire dans les maisons voisines pendant que les habitants sont au travail. 

Et avant même que vous vous en rendiez compte, un autre vaurien débarque et se met à voler des voitures. Et ainsi de suite. Les habitants commencent à voir leur quartier d'un œil différent. Ils se disent : tout le monde s'en fiche, pourquoi ne pas faire pareil ? Ils attendent un mois de plus avant de tondre l'herbe devant chez eux. Ils ne disent pas aux gamins qui traînent au coin de la rue d'éteindre leurs cigarettes et de retourner à l'école. Tout se dégrade peu à peu. Voilà ce qui se passe d'un bout à l'autre de notre grand pays, mes amis. Le délabrement s'insinue dans notre jardin comme des mauvaises herbes. Eh bien, quand je serai procureur, moi, ces mauvaises herbes, je les arracherai par la racine !

Personnellement, je pense qu'il y du vrai et de quoi réfléchir à cette réflexion profonde qui montre bien l'état de notre monde actuel, malheureusement...

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